Comment juguler l’impact de notre histoire personnelle?

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Admettons que vous soyez dans une magnifique limousine, une coupe de champagne à la main, en route vers un cocktail haut de gamme dans un endroit de rêve, avec des invités prestigieux. Seul dans cette limousine (mis à part le chauffeur !), vous vous laissez aller à vos pensées… et aux émotions qui vont avec.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAVous êtes vraiment fier de vous et du chemin que vous avez accompli. Vous avez travaillé tellement dur pour devenir cette personne suffisamment célèbre pour faire partie de cette élite. Votre père serait vraiment fier de vous, dommage qu’il soit décédé si tôt !

Vous vous sentez mal à l’aise car vous ne connaissez pas les codes de la Jet Set. Au fond de vous, une petite voix vous dit que vous ne méritez pas d’être à cette place, et qu’à un moment ou à un autre on va voir, « ça » va se voir, que vous n’appartenez pas à ce monde, et vous allez en être ridiculisé.

Vous êtes inquiet car vous devez absolument rencontrer cette personne particulière et lui faire part de votre projet et de votre besoin de financement.

Vous êtes excédé car vous n’avez pu vous soustraire à cette invitation. Ce milieu est tellement superficiel que vous craquez d’avance d’avoir à faire des politesses et des ronds de jambe alors que vous préféreriez l’anonymat d’une petite pension en bord de mer.

Vous vous sentez coupable de toute cette opulence que vous contactez chaque jour, de tout ce gaspillage alors que vous traversez des quartiers où les gens ont juste de quoi se nourrir. Si votre limousine est blindée, il y a une raison.

Ça vous semble tout à fait normal d’être là, vous l’avez toujours été. Certains font chaque semaine la queue au supermarché, c‘est leur destin. Le vôtre est différent.

Et vous, quelle serait l’histoire que vous vous raconteriez si vous étiez dans cette limousine ? Prenez le temps de l’écrire en quelques lignes…

Notre histoire personnelle vient, en tout lieu et en tout temps faire irruption, entre nous et la réalité. Cette histoire est un filtre déformant, qui peut embellir ou enlaidir, donner ou retirer du sens, formater émotions et sentiments. Tournée vers le passé ou vers le futur, elle nous empêche de nous établir dans l’instant présent… et de le gouter. Ce qu’elle produit n’est ni vrai ni faux dans l’absolu, mais ces histoires (qu’on se raconte) conditionnent à coup sûr nos états internes, qui sont finalement la seule réalité tangible à laquelle on ait accès à l’instant T. Ces états ont sur nous un pouvoir d’attraction phénoménal, au point que nous avons de grandes difficultés à nous en détacher : nous sommes dedans ! Dans nos pensées, dans nos émotions, et donc dans notre histoire !

La seule manière de sortir de ces illusions que nous construisons nous même, des pièges de nos créations mentales, est d’en prendre conscience. Cela implique une exploration de soi-même suffisamment approfondie pour comprendre ses propres mécanismes psychologiques de création de nos états internes. Ils sont peu nombreux et répétitifs et fondés le plus souvent sur des peurs pour la plupart imaginaires. Cela conduit à une forme de lucidité qui vient d’un regard plus profond sur les origines et la destination de « ce que je suis en train de vivre maintenant ». Constater son bavardage mental et se focaliser sur son souffle, ses sensations corporelles ou les bruits environnants (voir la multi-sensorialité) favorise ce recentrage. Loin d’être un remède définitif à un problème, c’est plutôt d’une pratique incessante dont il s’agit, car de nombreuses situations de nos vies vont se présenter comme autant d’opportunités de prendre ce recul et d’amener un état de sérénité plus durable.

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4 commentaires:

Maximehttp://www.qualite-relationnelle.com7 octobre 2013 at 9 h 07 minRépondre

Hello Philippe,
Bonne question !
J’ai pu goûter au charme de la limousine il y 2 semaines.
Ma réponse ?
Mes croyances sont issues de mon histoire et génèrent mes états internes.
J’ai débusqué une sacrée croyance il y a 3 jours :
Argent = échec = douleur avec la vibration qui va avec, bien entendu.
Intéressant, non ?
Alors, je suis en train de m’écrire une nouvelle histoire avec une nouvelle croyance : argent = plaisir = gratitude = amour = abondance.
Et m’offrir le temps de muscler pas à pas mon état interne de richesse afin d’être en capacité de gérer émotionnellement ma relation à l’abondance.

Je t’embrasse.
Maxime

Philippe Geffroyhttp://www.lesjardiniersdeletre.com8 octobre 2013 at 8 h 24 minRépondre

Oui, c’est en lisant ta chronique que j’ai eu l’idée de cet article! La bonne nouvelle, comme tu le suggère, c’est qu’il n’y a aucune fatalité à rester dépendant de son histoire et de ses états émotionnels passés!
Philippe

richard7 octobre 2013 at 12 h 26 minRépondre

c’est du travail sur l’Être, que du plus pour soi: l’entrée à la vie
à bientôt
richard

Philippe Geffroyhttp://www.lesjardiniersdeletre.com8 octobre 2013 at 8 h 17 minRépondre

Oui, c’est comme des couches qu’il faut enlever pour accéder au cœur…

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