4 règles pour passer des bonnes résolutions à des objectifs performants

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Le début de chaque année est souvent choisi pour décider de « bonnes résolutions » propres à faire cesser de nuisibles habitudes, démarrer quelques activités dont on attend un mieux-être, modifier un style de vie insatisfaisant ou lacer un projet plus ambitieux (changer de job, déménager). Ce que vous avez tous constaté, c’est qu’entre l’intention, la déclaration publique et la réalisation concrète, il y a un certain nombre d’écarts dont personne n’est dupe. En clair, se donner des « bonnes résolutions », c’est se la raconter, se tromper ou s’illusionner soi-même : autant laisser tomber. Mais si vous souhaitez sincèrement vous donner des objectifs que vous allez accomplir, voici 4 règles importantes (il y en a d’autres).

 

Fixer le but

Fixer le but

1. Faites d’abord votre bilan.

Se donner des objectifs sans faire le bilan de l’année précédente, c’est programmer un GPS qui n’aurait pas mémorisé la position de départ. Autant dire que vous allez faire du chemin et n’arriver nulle part ! L’outil de base, si vous ne tenez pas de journal personnel, est votre agenda : d’une part parce que la mémoire est très volatile et qu’elle privilégie les dernières informations enregistrées au détriment des plus anciennes, et d’autre part parce qu’elle sélectionne la plupart du temps ce qui n’a pas fonctionné, ce qui a manqué ou ce qui a échoué (voir un article sur le manque) . Le travail le plus important, à faire par écrit, est de noter toutes les réussites, toutes les satisfactions, tous les bonheurs petits et grands qui ont émaillé l’année. Il est utile de le faire avec son conjoint, c’est un moment délicieux d’évoquer le positif et de découvrir ce que l’autre a retenu.

2. Formulez vos objectifs de manière positive en explicitant concrètement ce que vous voulez et non ce que vous ne voulez pas.

Ça parait simple, c’est rabâché dans tous (oui, tous !) les livres concernant l’efficacité personnelle et professionnelle, et pourtant… Rien de mieux que d’utiliser la méthode de la double colonne. Prenez votre bilan 2013 et, dans la colonne de gauche, notez tout ce que vous ne voulez plus (comme ça, ce sera fait). Puis une fois que vous vous êtes libéré, sur la colonne de droite, notez ce que vous voulez d’une manière suffisamment claire pour vous. Je ne veux plus aller, chaque week-end, déjeuner chez ma belle-mère devient je veux « passer 3 week-end sur 4 à la maison avec ma chérie ». Je ne veux plus de ce job ennuyeux devient je veux « chercher un job dans lequel je me fais plaisir ». Etc. Un objectif doit être rédigé et à disponible sur un support pour s’en imprégner (et s’en rappeler!).

3. Donnez du sens à vos objectifs.

Une fois qu’ils sont formulés, il est important de sentir ce que l’atteinte de ces objectifs va vous rapporter « profondément ». Il s’agit en fait de mettre de la conscience sur le but du but. Certes, je veux passer 3 week-end sur 4 avec ma chérie, mais pourquoi donc au final. Quel sens cela peut-il avoir pour moi au niveau personnel (développer une relation de qualité), au plan familial (mes parents ne s’accordaient pas de temps pour eux, et ça a été une des causes de leur divorce), au plan de la santé (on mange beaucoup trop chez la belle-mère), au plan professionnel (je me ressourcerai mieux le week-end et aborderai la semaine plus reposé), au plan social (ça me laisse du temps pour voir nos amis), etc. Vous pouvez multiplier les plans à l’infini selon le type d’objectif: affectif, relationnel, citoyenneté, spirituel. Avoir ces éléments en tête permet de renforcer sa détermination à accomplir ses objectifs… et à résister aux inévitables pressions pour vous faire dériver. (Merci à Philippe Weber pour cette excellente suggestion).

4. Mettre une échéance temporelle sur les tâches et non sur les objectifs.

Un bon moyen de saborder sa réussite est de se donner des échéances temps. Vous lirez l’inverse dans de nombreux ouvrages, mais c’est une erreur. Dans l’euphorie de la décision, se donner une échéance temps est une forme d’auto pression qui peut inciter à l’action. Mais la plupart du temps, elle a pour conséquence de mettre une trop grande importance (voir Transurfing) sur le résultat à atteindre et de donner de la place au doute, ce fameux cancer de l’esprit. Voyant que la date se rapproche inéluctablement, le découragement fait son apparition, suivi par sa copine la résignation : ils conduisent à l’abandon de l’objectif. Nous n’avons pas la maîtrise du moment où un objectif sera accompli. Pourquoi ? Parce que la fixation d’un objectif est du domaine conscient (voir point 1), mais l’atteinte d’un objectif est du domaine non-conscient. Un objectif se réalise quand il y a un alignement des pensées, des ressentis, des paroles et des actions. C’est un réglage fin qui implique l’éradication des saboteurs internes (sentiment d’imposture, incapacité à recevoir, névrose de classe, sentiment de ne pas y avoir droit ou ne pas le mériter). Concernant l’objectif « un job dans lequel je me fais plaisir », inutile de poser une date: peut-être au fond « job » et « se faire plaisir » sont totalement antinomique, donc aucune chance de l’atteindre sans avoir traité ces croyances limitantes. Par contre, pour « demander un bilan de compétences pour le 15 janvier », ou  «poser mes 10 critères « se faire plaisir » pour le 30 janvier », il faut bien une date car ce sont des tâches (on pourrait dire des moyens) qui vont concourir à l’atteinte de l’objectif (mais ce ne sont pas des objectifs en soi).

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9 commentaires:

Alexandra@Sphere Humainehttp://www.sphere-humaine.com5 janvier 2014 at 13 h 00 minRépondre

Bonjour Philippe,

Tout d’abord, tres bonne anne 2014.

Tres interessant et vrai cette maniere de decliner des objectifs en fonction des differents sens qu’ils prennent dans nos vies. J’aime beaucoup, cela change des objectifs « plats » et correspond plus å la realite de la vie (plusieurs dimensions).

Merci aussi de liberer de la pression des dates inutiles et decourageantes.

Bon voyage en Inde.

Alexandra

Philippe Geffroyhttp://www.lesjardiniersdeletre.com5 janvier 2014 at 21 h 51 minRépondre

Bonsoir Alexandra
Merci de tes vœux et très belle année à toi.
Le jour ou j’ai compris cette erreur si couramment véhiculée sur la programmation d’une date, je me suis allégé de nombreuses pressions, et j’ai aussi constaté que des objectifs que je n’atteignais pas manquaient de sens. Même chose chez mes clients…
Une question, comment sais tu que nous partons en Inde? (information vraie!)

Michel-Alexandre8 janvier 2014 at 11 h 07 minRépondre

Bonjour Philippe,
Je suis tout à fait d’accord sur le fond, à adapter au modus vivendi de chacun, (personnellement, je poursuit, depuis octobre 2011 (après l’écriture d’une soixantaine de poèmes et d’une dizaine de petits romans), mon journal intime que j’ai intitulé « Etats d’âme ». Les résultats ont dépassé mes espoirs les plus optimistes ! Quand on le poursuit avec sérieux, qu’on le relit, cela permet une « conscientisation » de son existence et un recul qui sont essentiels…) Le secret, le mot à retenir, s’il n’y en a qu’un, est CONSCIENCE. Conscience de soi, de son corps, ses actes, de ses projets, de ses désirs, de ses émotions (dont ses « états d’âme »), de ses automatismes – pensées automatiques et réflexes conditionnés, et aussi conscience de tout, de l’extérieur, du monde, des autres… L’objectif (le mien en tout cas) est la pleine conscience; celle de Jésus et de Bouddha… Bien sûr, celui-ci reste une asymptote! Ensuite – mais seulement ensuite – la conscience provoque les bonnes résolutions, puis les actes, car elle les motive!
Amicalement.

Philippe Geffroyhttp://www.lesjardiniersdeletre.com8 janvier 2014 at 20 h 37 minRépondre

Bonjour Michel Alexandre
Oui je partage avec toi l’importance de tenir un journal personnel, à la fois sur le factuel, les événements, les rencontres, le travail, les voyages etc, et puis aussi le vécu, les lectures, les films ou phrases marquantes réflexions et pensées personnelles. C’est intéressant de voir ce qui est récurrent ou nouveau dans sa manière de vivre les choses, la traversée de zones d’inconfort, la réussite de certains défis. le journal libère aussi la mémoire et c’est un ami sur lequel je peux compter dans les moments ou j’ai besoin de faire un point.
Philippe

Jean Reversathttp://vivresapassion.com9 janvier 2014 at 6 h 16 minRépondre

Bonjour Philippe,

J’adhère complètement.
Discipline et méthode nous accompagnent vers la liberté.
Bon voyage et à bientôt.

Amicalement.

Philippehttp://usualcom.net10 janvier 2014 at 21 h 04 minRépondre

Bonne année, très belle article;
Il me reste quasiment un an pour atteindre les objectifs, étapes par étapes

Maximehttp://www.qualite-relationnelle.com12 janvier 2014 at 12 h 16 minRépondre

Bonjour Philippe,
Je profite tout d’abord de ce commentaire pour te souhaiter à toi et à Sylvie les meilleure des Année 2014 qui soit.
Te remercier ensuite de cet article que résonne bien avec ce que je suis en train de vivre, poser les objectifs pour cette nouvelle année, les mois et les semaines à venir.
J’ai particulièrement résonner avec la 4ème règle concernant l’échéance temporelle.
J’aime bien la différenciation que tu fais entre le domaine conscient et le domaine non-conscient.
J’aimerai rajouter cette différence de définition entre but et l’objectif.
J’ai souvent remarqué qu’il y avait confusion entre les 2.
> Le but, c’est ce qui ne dépend pas de moi, qui n’est pas 100% sous mon contrôle : la guérison d’un patient, générer une somme d’argent par exemple..
> L’objectif, c’est ce qui est 100% sous mon contrôle et sur lequel je peux mettre une date d’action : écrire un article, passer un coup de fil, gérer un processus, aller à un rendez-vous, faire une demande, etc.
A ce sujet, dans le séminaire que tu avais animé sur l’argent à Nantes, tu avais demandé aux participants de définir une somme d’argent à gagner et de fixer une date d’échéance pour cela, ce qui pour moi va à l’encontre de cette 4ème règle.
As-tu revu le déroulement du séminaire en intégrant cette 4ème règle ?

Je t’embrasse ainsi que Sylvie.
Belle fin de dimanche à vous 2.
Maxime

Philippe Geffroyhttp://www.lesjardiniersdeletre.com13 janvier 2014 at 11 h 13 minRépondre

Bonjour Maxime, heureux de te retrouver sur les ondes! et très belle année à toi, sereine et profonde, dépourvue d’agitation…
Concernant ta question, oui, j’ai fait évoluer ma réflexion et ne propose plus ce type de travail (combien je veux gagner pour quand). Je garde « combien je veux gagner » et aide la personne à en évaluer l’écologie, mais je laisse l’échéance temps de coté, car elle induit de l’importance, et donc fatalement du doute si les choses n se passent pas comme prévu. Pourquoi ai-je changé ma façon de voir? Parce que je vis à titre personnel de recevoir maintenant des objectifs non atteint dans les dates de programmation que j’avais décidées. Ces objectifs, je les avais même abandonné et il s’est passé un vrai travail intérieur de lâcher prise qui favorise la récolte, en accord avec les principes de Transurfing. Donc mon point de vue actuel est: pas de date sur les objectifs et une date sur les tâches. Qu’en penses-tu?
Phil

Maximehttp://www.qualite-relationnelle.com13 janvier 2014 at 11 h 26 minRépondre

Bonjour Philippe,
Merci de ta réponse rapide !
Ce que j’en pense ?
Je suis complètement d’accord avec toi.
Surtout que dans le module 3 de Transurfing consacré à l’argent, je ne me sentais pas aligné car si tu te souviens, il y avait en même temps que le montant demandé une demande concernant une date d’échéance.
Comme toi, j’ai pu vérifier qu’entre le désir d’avoir une somme à une date donnée et la réalisation du désir, il y avait un grand gouffre.
J’ai pu identifier que ce gouffre, il est en partie lié à toutes les croyances limitantes liées à l’argent qui sont ancrées en moi, d’où un vrai un travail en profondeur depuis 3 mois maintenant pour les identifier et les transmuter en croyances ressourçantes.
La vie m’a offert dans cette période de rencontrer de nouveau Laurent Chenot et de prendre connaissance de sa formation Business3G basée sur le concept de l’entrepreneuriat vivant, cela me touche profondément.
Aujourd’hui, je ne me fixe plus d’échéance, j’avance pas à pas et j’écoute ce qui résonne en moi pour faire le pas le pas suivant.
Je t’embrasse.
Maxime

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