Presque toute la musique de Sting… que j’aime

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stingUne chronique juste pour mon plaisir (et j’espère le votre) de partager ma passion pour un musicien dont le répertoire m’accompagne sans interruption depuis plus de 30 ans. Je veux parler de Sting, musicien anglais rendu célèbre par le groupe Police (dont il a été le leader sans en être le fondateur). Je me suis déjà exprimé sur l’homme, en mettant en exergue les éléments clés de sa réussite, dans deux articles sur le site d’esprit-riche: comment devenir une superstar mondiale 1 et 2. Mais c’est à un voyage musical que je veux vous inviter en ce début d’été. Un voyage autour d’une oeuvre extrêmement variée: rock, jazz, symphonique, folklorique, musique ancienne, autant de formes que Sting a exploré avec bonheur. Bien entendu, je suis fan, donc absolument pas objectif. J’assume.

Youtube nous permet maintenant de bénéficier de moments musicaux autrefois confidentiels. Je sais que certains musiciens s’en plaignent (craignant que tout le monde ait accès à de piètres performances?), mais pour le fan, c’est une mine d’information et de sensations incroyables.

J’ai envie de démarrer par un véritable bijou, enregistré récemment lors du concert de son 60ème anniversaire (2011). « Consider me gone » est un titre paru sur  « The dream of the blue turtles », 1er album de l’après Police (ces Blue Turtles étant apparue en rêve à Sting, symbolisant sa nouvelle identité musicale). Il est interprété ici avec Herbie Hancok au piano et Brandford Marsalis au saxophone ténor, deux immenses jazzmen qui font complètement taire leur ego pour se mettre au service de la musique : leur improvisation alternée est un régal de délicatesse, de pudeur, de retenue sur un fond rythmique qui les porte comme un coussin d’air.

Retournons ensuite dans le passé, en 1979 au festival punk de Mont de Marsan. Ce sont les débuts de Police, il y a un quatrième musicien, Henri Padovani, qui tire le groupe vers un punk-rock comme cela se faisait à l’époque. Et c’est vraiment drôle de voir la tête d’ange de Sting dans ce déluge de décibels et sur ce rythme improbable de Stewart Copeland. Soyons clair. Sting a bien fait de le virer, le Corse (bien qu’il soit très sympathique et sincère !)!

Nous sommes maintenant en 1993, apogée de la période jazz-rock de Sting. Il tourne dans un quartet (David Sancious au piano, son fidèle Dominic Miller à la guitare et le non moins fidèle Vinnie Coliauta à la batterie ) qui dégage une énergie incroyable. Entouré de ces virtuoses, Sting tient la baraque avec une basse sobre et précise, comme à l’accoutumée. Ecoutez “Bring on the night” suivi de “When the world is running down”: David est déchaîné, Dominic presque extraverti et Vinnie fait monter la sauce. Il y a plusieurs versions de ce morceau. Voici celle d’Oslo (bien que le Norvegien soit un peu calme à mon gout). Montez le son !

Depuis 2003 et la publication de Sacred Love, Sting s’est consacré à jouer son répertoire sous des formes différentes (Synphonycity en 2009) et a publié un album de musique ancienne consacré à James Dowland (1563-1626) et un autre album (In a winter game) consacré à des musiques traditionnelles. Crise dans sa créativité ou besoin d’intégrer et d’élargir encore plus ses horizons musicaux, je n’en sais rien. Toujours est-il qu’il reste des témoignages intéressants. « She’s too good to me », boogie woogie distrayant où le très digne Orchestre de Berlin se lâche dans un jeu de scène « effréné »  qui fait contraste avec le recueillement du concert de la Cathédrale de Durham en 2009 avec des musiciens irlandais (Christmas at sea) et un Sting barbu (Sylvie n’aime pas!)

Il y a aussi du kitch, comme ce clip de « Brand New Day » où Sting se transforme en Sauveur, costume et pieds nus, venu délivrer un message d’amour par imposition des mains (allez jusqu’au bout, Sting a de l’humour!), ou bien de la tendresse lors de ce concert acoustique très intimiste où il reprend quelques grands tubes de Police qui trouvent une nouvelle musicalité (Message in a bottle)

Cette sélection illustre bien la capacité de Sting à opérer dans des environnements musicaux différents. C’est assez rare de la faire avec tant de bonheur. Et pour finir, un premier extrait de son futur album The Last Ship (qui sortira le 24 septembre 2013) est disponible ici (Practical Arrangement).  C’est une comédie musicale qui se déroule sur le port de Wallsend, là où Sting a passé son enfance.

Pour tout savoir sur Sting et le suivre au jour le jour :http://listing.free.fr/index_fr.php

Si vous aimez Sting et que vous avez déniché d’autres perles, envoyez moi les liens!  Passez un bel été en musique!

Trouvaille de dernière minute!
Olga Zee chante Sting en s’accompagnant à la guitare.On croirait qu’elle sort de prison, mais elle joue et chante en donnant aux morceaux une tournure vraiment  bluesy que Sting esquisse simplement  

 

Tomorrow we’ll see

It’s probably me

Stolen car (du mésestimé à tort Sacred Love)

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4 commentaires:

Maximehttp://www.qualite-relationnelle.com19 juillet 2013 at 7 h 10 minRépondre

Bonjour Philippe,

Et bien, quelle culture musicale !
Je ne savais pas que tu étais un fan de Sting.
En tout cas, bravo pour la qualité de l’article.
J’ai senti ta passion et ton authenticité.
C’est cool !
Question :
De quels instruments joues-tu ?
Are you a singer, too ?

Vis une merveilleuse journée.
Maxime

Philippe Geffroyhttp://www.lesjardiniersdeletre.com19 juillet 2013 at 8 h 01 minRépondre

Pour répondre à ta question, j’étais… bassiste (non chanteur!) et ai beaucoup joué Police quand j’avais de longs cheveux :-) . Je ne sais pas si tu as lu les 2 chroniques sur esprit riche où je parle de l’homme plus que du musicien. Sa biographie « Broken Music » est très inspirante pour moi, ainsi que son oeuvre, sa personnalité, son charisme tranquille hors des effets de mode…

Maximehttp://www.qualite-relationnelle.com20 juillet 2013 at 20 h 35 minRépondre

Tu avais de longs cheveux ?
J’aurai bien aimé bien cela !
Je viens de lire tes 2 chroniques sur Esprit Riche !
Waouh! Supers Articles !
Je reconnais bien là tes talents d’écrivain qui sait tenir en haleine le lecteur tout en lui offrant de magnifiques leçons de vie.
Je ne sais pas si j’ai l’humilité de Sting, mais j’ai repéré en moi plusieurs des leviers que tu cites.
Cela me booste dans ma confiance que ce chemin de ma propre réussite.
Merci pour ce partage qui me permet de te découvrir d’avantage.
En tout cas, je suis heureux qu’en 2012, tu te sois arrangé pour savoir avant la date que le concert allait avoir lieu à Arcachon et pouvoir prendre une place avant que les guichets soient fermés !
Je t’embrasse.
Maxime

Philippe Geffroyhttp://www.lesjardiniersdeletre.com20 juillet 2013 at 22 h 15 minRépondre

Merci Maxime, pour tes compliments! C’était un très beau concert , plein d’énergie et de quinquagénaires! Il y a pour moi aussi différents points de ses stratégies de réussite sur lesquels je me retrouve, notamment de savoir arrêter « en haut » qqch qui marche, mais n’apporte plus de satisfactions intérieures…
Bises et beau dimanche à toi
Phil

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