Comment recharger ses batteries

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Après un été et un début d’automne en contact intensif avec la nature, une mission professionnelle m’amène 2 jours par semaine à Paris, en plein cœur de La Défense. Le béton et les vitres dominent sans conteste sur quelques arbres en pots, le calme est remplacé par un bruit de fond permanent, les succulentes tomates de Lajus par des sacs remplis de junk food, la tranquillité par le stress lié au manque de temps et à toutes ces choses à faire. Deux jours par semaine pendant quelques semaines, c’est cool. Mais tous les jours, c’est une autre paire de manche, cumulé avec les transports en commun et les obligations familiales. Serions-nous en train de créer un monde inhumain alors que le progrès technique n’a jamais offert autant de possibilités ?

batteries

 

L’être humain est un système bien plus grand que la somme des éléments qui le composent. Tout fonctionne en interdépendance. Pour s’adapter et s’ajuster à des changements d’environnement, 3 « batteries » sont mobilisées.

 

 

Le « mental », notre capacité à penser, à produire des idées, à analyser, à décider, à imaginer, à tenter de maitriser la réalité.

L’ « émotionnel », ce que nous vivons à l’intérieur, nos affects, nos émotions –joie, peur, colère, tristesse- et nos sentiments, nos états d’âme.

Le « physique », notre état de santé, de repos, notre souplesse, notre vitalité, notre dynamisme, nos éventuelles dépendances, notre forme, notre poids, notre âge.

Ces 3 batteries fonctionnent simultanément et sont toutes impactées à un moment ou à un autre de la journée : pensée qui se brouille devant l’absence de priorités claires, inquiétude qui s’éveille quand on parle d’un plan social dans l’entreprise, corps fatigué par des journées à rallonge et des déplacements. Nous valons, d’une certaine manière, par notre batterie la plus faible. Celle sur laquelle nous avons le plus de contrôle est notre mental : à force de « je dois, il faut, je vais », nous pouvons pousser très très loin les limites de ce que nous pouvons supporter aux plans émotionnels et physiques. Je ravale ma colère et ma frustration quand mon travail est devenu inutile, je lutte contre la fatigue en buvant du café et, comme je n’arrive pas à dormir, je m’abrutis devant la télé. A l’instant T, c’est bien sur utile de pouvoir dépasser ses limites. Mais à trop tirer sur la corde, on court vers l’épuisement. Au final, la TVA (Trop de Volonté Ajoutée) peut donc s’avérer notre pire ennemi : si elle est utile pour terminer les 3 derniers kilomètres du marathon que nous sommes en train de courir, elle devient nuisible si nous en enchainons un second marathon sans prendre le temps de récupération nécessaire.

Nous sommes notre principal outil de travail. Nous consacrons régulièrement à notre voiture un entretien approfondi et nous appelons le plombier si nous découvrons une fuite d’eau dans la cuisine. Mais que faisons-nous pour nous ?

En rechargeant une batterie, on recharge aussi les autres : une marche dans la nature nous apaise le mental, nous fait nous sentir plus tranquille et nous déverrouille, un échange intime avec notre chéri(e) ou un(e) ami(e) nous réconforte et nous détend, une activité sportive en groupe nous permet de décharger l’énergie tout en riant « sans se prendre la tête », un livre nous ouvre de nouveaux horizons de connaissance et nous repose.

Chacun dispose d’un mode d’emploi spécifique pour se ressourcer. Ce qui compte, ce n’est pas tant l’activité (ou l’inactivité !) elle-même, mais ce qui y est vécu en terme de relâchement mental, émotionnel et physique. Encore faut-il s’en donner le droit !

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3 commentaires:

Maximehttp://www.qualite-relationnelle.com7 octobre 2013 at 9 h 18 minRépondre

Hello Philippe,
J’aime beaucoup l’image de la TVA (Trop de Valeur Ajoutée).
Recharger mes batteries consistent pour moi à me mettre à l’écoute de mes ressentis, de mes états internes et d’observer ce que me renvoie mon environnement qui est le miroir de ce que je vibre.
Je vois les 3 batteries comme 3 vases communiquant en niveau d’énergie et je suis le seul maître des niveaux de chacune.
Et quand je vois que je suis en surtension dans une des batteries, cela signifie pour moi que je suis en sous-tension dans les 2 autres.
Alors, j’agis pour rééquilibrer les niveaux !
CQFD.
Bises.
Maxime

Philippe Geffroyhttp://www.lesjardiniersdeletre.com8 octobre 2013 at 8 h 22 minRépondre

Salut Maxime, je ne sais pas si on peut ajouter trop de Valeur (comme tu le mentionnes, un lapsus?) mais trop de Volonté oui (de l’importance en qque sorte). Oui il y a un système de vase communicants entre tous ces niveaux et ils sont tous à alimenter en énergie…
Bises

Nathaliehttp://www.atout-promo.com/23 avril 2014 at 11 h 32 minRépondre

Bonjour Philippe, j’aime vraiment vos analogies surtout bien trouvé pour l’acronyme TVA ! Merci pour cet article qui nous rappelle qu’il est important de ralentir, de se vider la tête et de prendre du temps pour soi, pour se recharger les batteries et ainsi éviter un burn out.

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