Attentive et consciente

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Cette semaine, j’ai quitté ma campagne paisible pour aller en ville me former et apprendre de nouvelles choses passionnantes sur l’art d’être plus consciente . Que du bonheur!

A Lajus, dans le Lot et Garonne,  lieu où je réside  les stimulus sont peu nombreux. La nature est magnifique et s’étend , je vois et ressens la présence des arbres vieux de plusieurs décades. J’admire quelques biches sur la propriété ainsi que quelques lapins  . Depuis bien longtemps, j’ai décidé de ne plus regarder la télévision ni d’écouter la radio mais de percevoir  avec attention les bruits de la nature comme les oiseaux, les travaux des champs à certains moments, le bruissement des feuilles, le clapotis de la pluie et je crois que c’est tout. Dans la maison, nombreux sont les moments où je goûte le silence noble et profond. Il me ressource , me pose, me nourrit et me donne de la joie.

Quand j’arrive en ville,me voilà dans un tout  autre univers! Je  prends conscience de tous ces bruits oubliés: le vacarme des moteurs, les sirènes des pompiers, la musique forte dans les magasins ainsi que dans certains restaurants, le ton très haut de jeunes qui s’interpellent de jour comme de nuit.. A cela, se  rajoute tous les stimulus visuels tels que  la publicité omniprésente, les couleurs criardes,  les gens nombreux qui marchent et se pressent et  tous ces produits en vitrine qui ne demandent qu’à être achetés. Au bout de quelques heures, je constate que  mon corps me donne des signes de nervosité et de fatigue, mon cerveau électrisé.

Lorsque je partage mon ressenti à mes amis de la ville, ils me répondent qu’ils ne prêtent plus attention à ces stimulus et qu’ils s’en accommodent. Je suis sceptique. Comment notre cerveau peut-il gérer cette somme incalculables de signaux et comment cela agit-il sur le stress?

Une première étape serait de commencer à choisir de se protéger davantage en imaginant par exemple d »avoir des bouchons anti-bruit en ville. On peut aussi éviter toutes ces boutiques aux musiques assourdissantes et demander dans un restaurant de baisser le volume. On peut choisir de regarder le sol dans des couloirs de métro remplis de publicité et se concentrer sur les sensations de la marche. On peut fuir les centres commerciaux et choisir une boutique de petite taille et ainsi  établir un lien privilégié avec la vendeuse. On peut arrêter de faire ses courses en supermarché et acheter aux petits producteurs. Tout est possible.

On peut choisir ainsi  en conscience ce que nous laissons entrer par nos sens pour être plus paisibles et avoir une vie plus douce.

Attentive et consciente
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1 commentaire

Isabelle10 avril 2016 at 8 h 01 minRépondre

Merci Sylvie!! je plussois +++!! Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai demande (gentiment) au restaurateur s’il serait possible de baisser la musique parce que j’ai du mal à me concentrer sur la conversation avec mon/mes interlocuteurs en étant sous un haut-parleur couvrant le bruit des voix? La plupart du temps, ça se passe bien, mais parfois les gens semblent surpris de ma requête, habitués qu’ils sont à vivre dans le bruit en permanence. La ville est dure pour les hypersensibles, c’est pour cela que je l’ai fuie :-) ! Et je me sens tellement bien dans le silence de la campagne. Il y a des gens que le bruit rassure; le silence ne m’effraie pas, il me nourrit.

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